Cicéron Angledroit

Auteur de romans policiers (mais rigolos quand même)

Cicéron Angledroit

Auteur de romans policiers (mais rigolos quand même)

Édition ou autoédition, that is the question !

« Tous les autoédités ne sont pas mauvais mais tous les mauvais sont autoédités »

Cette déclaration, de ma pomme, m’a valu de perdre des amies qui se sentaient, à tort (quoique…maintenant que j’y pense), visées. Comme j’ai un peu de temps, j’ai envie de vous en dire un peu plus à la lueur de ma propre expérience. Étant moi-même dans les deux catégories (édité par un vrai éditeur et autoédité), je peux vous livrer ma réflexion. Je la veux factuelle et non polémique. Je ne désire nullement opposer les deux catégories ou en faire un « avantages-inconvénients » (même si, justement, il y en a).

D’abord les « Cicéron », série de 14 livres édités chez un « vrai » éditeur qui, le faisant, prend tous les risques. Cet éditeur, la dynamique (et néanmoins bretonne) maison « Palémon » n’appartient pas à un copain d’enfance ou un voisin de palier, pas plus à moi-même. J’ai eu la grande chance de croiser leur chemin et on s’est plus (d’où les enfants nés de cette union). J’ai eu de la chance, je suis bien tombé. Et j’espère qu’ils pensent de même, même si je ne suis pas l’auteur qui leur permet de continuer à exister. L’éditeur fait un travail extraordinaire et décharge l’auteur de toutes les contingences nécessaires: correction, mise en pages, diffusion, comptabilité etc. Il dispose d’une équipe professionnelle et motivée. C’est, pour un auteur et à mon avis, la voie royale. Avec un éditeur vous ne vous sentez jamais seul (enfin pour ceux qui, comme moi, ont eu de la chance). Mes livres sortent (deux par an environ) et je n’ai que la charge de les écrire (ce qui, dans mon cas, est un plaisir). Bien sûr la diffusion se doit d’être opiniâtre, éloignée des machines à vendre que sont les médias, les financiers, les créations marketing d’auteurs artificiels. Mais j’aime mieux comme ça. Pas que je cracherais dans la soupe si on m’imposait partout mais j’aurais un peu l’impression de me perdre et, surtout, de perdre mon indépendance. L’âne est inféodé à celui qui lui tend l’avoine. Les pages des “grands auteurs“, par exemple, sont gérées par des employés dédiées, de leurs maisons d’édition. Ils n’y ont pas la parole. Idem pour leur agenda. Mes livres sont facilement procurables à qui le souhaite. Les bonnes librairies (mais les autres aussi) peuvent les trouver dans le circuit traditionnel. Il leur suffit juste de le vouloir. Les tirages sont suffisants et les retirages automatiques (mon premier Cicéron « Sois zen et tue-le » en est à son troisième). C’est évidemment la voie que je préconise pour tous celles et ceux qui veulent se lancer dans l’écriture.

Plus de renseignements : www.palemon.fr (distribution PLM Diffusion)

Mais j’ai aussi mon côté « Mr Hyde » avec mes Claude Picq auto-édités chez Amazon (l’ennemi public numéro 1 des Jekyllistes concernés par la catégorie précédente). Pourquoi ? Bonne question !

L’auto-édition, pour qui emprunte ce chemin, est une véritable tannée. Ou bien on se contente de faire comme on peut (et c’est souvent peu) et le résultat vous classe immédiatement dans la catégorie des définitivement mauvais. Ou bien on essaye de s’entourer de professionnels pour livrer un « produit » de qualité. C’est l’option que j’ai choisie. De manière à ce que mes livres soient le plus respectueux possible de « mon public », de mes lecteurs. Autant le dire tout de suite, l’autoédition est une danseuse. Elle flatte l’égo de l’auteur plus qu’elle ne l’enrichit. Avec un grand risque de le discréditer auprès de la profession et, in fine, de ses lecteurs. Dans mon cas, pour couvrir les frais de chaque « Fulgado » publié, il faut vendre environ 500 bouquins. Autant vous dire que l’amortissement va prendre du temps . Mais j’ai une présentation pro à vous offrir (grâce à « Espaces comprises », l’entreprise de Maxime Gillio, et l’aide plus qu’efficace de Sophie Jomain) et une couverture réalisée par une artiste professionnelle (pas ma belle-sœur qui fait de la peinture sur soie) en la personne de Jae Hyun Park. Des talents qui représentent un coût. Je vous dois donc une explication (qui est toute simple d’ailleurs) à propos de ce choix (l’autoédition) qui va un peu à l’encontre de mon autre situation. Pour l’égo, Palémon remplit très bien le rôle; ça n’est donc pas ça. Mon but était juste que les rares (dans le sens « peu nombreux » et surtout dans celui de “précieux“) amis très fidèles qui me font l’honneur de me suivre par monts (jamais bien hauts) et par vaux (assez fréquents) puissent se procurer facilement et dans l’option qui leur plaît, mes bouquins. Et là, la mission est accomplie. Je comprends que la performance d’Amazon contrarie ceux qui le vilipendent et qui l’utilisent pour expliquer leurs échecs. En 48 heures, partout dans le monde, on peut se procurer un Fulgado en version brochée. Pas de stock, pas de pilonnage d’invendus, pas de gâchis de papier donc… Juste le progrès.

Vous pouvez y jeter un œil : www.amazon.fr (Claude Picq dans la barre de recherche)

Pour résumer: « Dr Jekyll » Cicéron Angledroit, 14 livres chez votre libraire ou sur www.palemon.fr Là il y a un enjeu économique pour cette magnifique maison d’édition.
ou « Mr Hyde » Jo Fulgado, 2 bouquins, bientôt 3 juste réservés à ceux qui en ont envie, sur Amazon…

Voilà vous savez tout…

Des bises !

PS: Spéciale dédicace à David Boidin, talentueux webmaster (je ne sais pas si c’est le terme exact) qui a conçu mon site merveilleux que vous êtes en train de consulter et qui l’enrichit au fur et à mesure. Sans site, de nos jours, pas d’auteur (et là, vous êtes sûrs que c’est du direct) www.ciceron-angledroit.fr