Tout ne tourne pas rond à Belle-Île-en-Mer.
René y retrouve, post mortem, un cousin perdu de vue et assassiné d’une manière aussi sauvage qu’irrémédiable. Le même René, plus en forme que jamais, se livre à un exercice d’aide à la personne qui sortira définitivement l’heureux bénéficiaire, de ses premiers soins, de la mouise. Vanessa, Poulette, Momo et moi nous restons en soutien et nous regardons de loin ses démarches de partie civile et d’héritier. La gendarmerie enquête à sa façon avec des pin-pon, pin-pon, pin-pon et un hélico. Un avocat défroqué, tombé de nulle part, mène la danse. Des promoteurs bétonnent. Un Lord Anglais, peu conventionnel, disparaît puis réapparaît. Une institutrice cinéphile a trouvé le rôle de sa vie. Belle-Île, personnage central, ne cesse pas de nous émerveiller, de nous surprendre, de nous séduire, de nous envouter, de nous éblouir, de nous conquérir. Et pourtant il nous faut éviter de soulever le tapis « carte postale » car l’envers du décor s’avère poussiéreux et nauséabond. Après une traversée idyllique c’est la galère qui nous attend sur la terre ferme. Et pour ramer, on va ramer. Croyez-moi ! Seule Poulette parvient à tirer son épingle du jeu pendant que ça chauffe pour son mâle qui doit la jouer fine et sans cesse réprimer ses ardeurs. Ce qui n’est guère sa spécialité. Alors, de la Pointe des Poulains, à l’endormie Locmaria en passant par Sauzon, Bangor, Port Coton et Palais, je ne vais pas ménager ma Clio de location, ni ma personne, pour retrouver chaque pièce de ce puzzle dans le relatif huis-clos que constitue ce petit bout de terre au large de Quiberon.
Embarquez, débarquez et regardez !






